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La protection d’un proche dépendant par l’habilitation familiale

Publié le : 15/01/2026 15 janvier janv. 01 2026

L’habilitation familiale s’inscrit dans le cadre des dispositifs français de protection juridique des personnes vulnérables, en conciliant assistance et respect de l’autonomie. Conçue pour répondre aux situations liées au vieillissement ou à la perte de capacités, elle permet à l’entourage familial d’intervenir sans recourir systématiquement à des mesures plus contraignantes.

Conditions et bénéficiaires de l’habilitation familiale

La habilitation familiale s’adresse aux personnes majeures qui ne sont plus en mesure de pourvoir seules à leurs intérêts en raison d’une altération médicalement constatée de leurs facultés mentales ou corporelles, faisant obstacle à l’expression de leur volonté. Elle peut également viser un mineur émancipé, à condition que la demande soit introduite et examinée par le juge à l’âge de 17 ans, pour une prise d’effet différée à la majorité. Seuls certains proches peuvent être habilités par le juge des tutelles. Sont concernés les ascendants, descendants, frères et sœurs, ainsi que le conjoint, le partenaire lié par un PACS ou le concubin. Le juge peut désigner une ou plusieurs personnes. En revanche, sont exclues les personnes frappées d’incapacité juridique, celles privées de droits civiques ou déchues de l’autorité parentale, ainsi que les professionnels de santé à l’égard de leurs patients et les fiduciaires envers les constituants. Lorsque la personne à protéger a établi antérieurement un mandat de protection future, ce dernier prime et s’impose au juge.

Procédure et étendue de la mesure

La demande est formée par requête auprès du juge des tutelles du lieu de résidence habituelle de la personne concernée, au moyen du formulaire Cerfa n° 15891*03. Elle peut être présentée par un proche habilitable ou par le procureur de la République à la demande de l’un d’eux. L’habilitation familiale constitue une mesure de protection juridique modulable. Le juge en fixe le périmètre selon les besoins concrets de la personne protégée. Elle peut être générale ou limitée à certains actes, porter sur la gestion des biens, la protection de la personne, ou combiner les deux. La mission confiée peut relever de l’assistance, à l’image de la curatelle, ou de la représentation, comparable à la tutelle. Certains actes majeurs, tels que la vente du logement, restent soumis à une autorisation judiciaire préalable. Enfin, en cas de perte d’autonomie partielle, une simple procuration, notamment notariée, peut suffire à organiser l’aide familiale sans recourir à ce dispositif.

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